L'AGRICULTURE VIVRIÈRE POUR DÉVELOPPER LE BURKINA FASO

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   Gorom, BURKINA
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Une campagne de soutien pour créer une boutique de produits agricoles dans le nord du Burkina Faso et acheter des équipements d'irrigation! Pour une productivité accrue des oignons, du sésame et du niébé!

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L'Oudalan, une région pauvre mais à fort potentiel

Connaissez-vous l'Oudalan? Cette province se situe au nord du Burkina Faso. C'est actuellement l'une des plus pauvres du pays. Elle regorge pourtant d'un potentiel maraîcher inestimable. L'agriculture, qui est son activité principale, a du mal à donner un revenu régulier aux producteurs. L'oignon, le sésame et le niébé (une variété de haricot très courante en Afrique) sont les produits les plus cultivés et forment la base de l'alimentation burkinabé, avec des plats typiques tels que les beignets d'accras. De plus, l'activité agricole est principalement menée par les femmes. Chaque année, de mars à octobre, quand la production (saison sèche) , les faibles stocks de denrées s'épuisent vite et la pénurie s'installe invariablement. De plus, la saison de récolte suivante est mal préparée en terme d'efficacité du sol.

Les problèmes qui jalonnent l'activité de production

• En réalité une part importante de la récolte d'oignons est perdue chaque année et ce notamment parce que les oignons sont mal stockés et mal conservés. Ils pourrissent, ce qui entraîne une disparition prématurée des stocks.. Les productrices perdent alors tout l'investissement réalisé. Souvent, elles décident de vendre l'ensemble de leur production avant le mois de mars ou avril à des commerçants afin d'éviter de la perdre du fait du mauvais stockage . Mais dans ce cas, elles sont obligées de vendre à un prix peu intéressant, plus bas que celui qu'elles pourraient proposer au mois de septembre quand ce produit devient rare et donc plus demandé.

• Pour assurer une bonne fertilité des sols, il faut apporter des engrais et une irrigation régulière, dans cette région si sèche. Les productrices ont cependant des difficultés à accéder à tout ceci, ce qui limite le développement de la région.

• Les femmes subissent les inégalités de la société burkinabé: elles sont bien souvent les seules sur lesquelles repose toute la charge de travail agricole. Elles ont alors peu de temps pour apprendre à lire et développer des activités économiques propres. De plus, le système foncier héréditaire les empêche d’accéder à la propriété des terres.

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La solution: regrouper les productrices

Pour résoudre ces difficultés, l’entreprise Albassal Sahel est créée en 2012 grâce à un prêt sur un an de l'ONG SIAD (Service International au Développement), qui s'est associée pour cela avec une société de cautionnement bancaire, la COFIDES. La COFIDES permet de garantir à la Banque, le remboursement du projet porté par le SIAD. L'entreprise Albassal Sahel rassemble alors 434 productrices et 43 producteurs et s’organise en social business avec le label ESOP (Entreprise de Service et Organisations de Producteurs). Elle fonctionne suivant les principes du commerce équitable: elle achète les productions agricoles à un juste prix, forme les agriculteurs, et réinvestit les bénéfices. 52 nouvelles productrices se sont installées dans la région, attirées par ce modèle économique. Elles ont donc créé de nouveaux emplois.

Des solutions ont été trouvées:

• L'entreprise a construit des bâtiments destinés au stockage des oignons, ventilés et surmontés d'un toit de chaume. Celui-ci permet de conserver les oignons à une température suffisamment fraîche pour qu'ils ne pourrissent pas. A présent les productrices peuvent donc choisir à quel moment elles décident de vendre leur production, sur les marchés de la capitale, Ouagadougou, ou des pays voisins, le Niger et le Mali.

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• Pour augmenter la fertilité des sols, les productrices se sont mises à faire leur propre compost, grâce à une formation dispensée par un partenaire du SIAD au Burkina Faso et la mise à disposition de facilités par Albassasahel . La qualité des oignons a d'ailleurs été récompensé par le Centre Ecologique Albert Schweitzer, qui achète régulièrement une part de la production! Ce sont donc des oignons biologiques! Le système d'irrigation a commencé à être modernisé: des réservoirs d'eau ont été creusés. Mais il faut encore acheter des tuyaux d'irrigation et 2 moto-pompes, qui permettront de faire circuler l'eau dans le réseau d'irrigation!

• En partenariat avec le SIAD et la radio local Wajlef Gorom, 15 ateliers de conversation et d'écoute communautaire ont invité les productrices et leurs familles à réfléchir sur les droits et devoirs de chacun dans la société. La radio a permis aux femmes d'exprimer leurs problèmes en direct et de chercher des solutions. Après cela, il a été constaté que les hommes s'impliquaient davantage dans la production. La Fondation Raja, spécialisée dans la démarche d'égalité au travail, a récompensé ce projet avec le prix Women's Awards, dans la catégorie Formation et Insertion Professionnelle, en 2014 !

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Il reste pas mal de choses à faire!

• Pour rassembler les semences en un seul lieu et donner accès aux productrices à d'autres types d'engrais, l'entreprise Albassal Sahel veut créer une boutique. Le bâtiment est déjà acheté mais il faut y mettre des étagères pour y ranger les sacs d'engrais et les semences d'oignon, sésame et niébé.

• Il reste à acheter les 2 moto-pompes, les tuyaux et réservoirs plastiques nécessaires à l'irrigation des terrains. La productivité de ces cultures pourra ainsi assurer un revenu régulier à plusieurs centaines de familles!

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• Il faudra enfin former les agricultrices à utiliser les moto-pompes et à rationaliser l'irrigation, grâce à l'intervention d'un ingénieur agronome. Cette formation aura lieu par petits groupes et sera dispensée par un partenaire du SIAD présent au Burkina Faso.

Pour cela, nous voulons collecter 3 000 euros, qui permettront de financer tout ceci!

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L'équipe Albassasahel

En aidant à la modernisation du système d'irrigation, en formant les agricultrices à son usage, et en favorisant la création de la boutique, vous contribuez à ce que les femmes burkinabés atteignent l'indépendance!! Le pas en avant vers le développement régional du Burkina Faso commence avec de petites initiatives!!

Comme pour tout don à une association d'intérêt général, celui-ci est déductible à 66% de vos impôts.