TISSER LE PLASTIQUE POUR LE RECYCLER

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   Yaoundé, CAMEROUN
 entrepreneurship

Le Contexte

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (ONU Environnement), le plastique représente 10% de tous les déchets que nous produisons. « Chaque année, plus de 8 millions de tonnes de ces déchets sont déversées dans les océans, l’équivalent d’un camion à ordures complet à chaque minute», rapporte l’institution internationale. Image title

Le Problème à résoudre

Lla pollution plastique affecte le Cameroun, engagé à réaliser les Objectifs du Développement Durable (ODD), comme d’autres pays du monde. D’après l’Institut National de la Statistique, environ 24% des ménages urbains jettent leurs ordures dans la nature. Les mêmes sources montrent que le plastique et le métal représentent en moyenne 10% des déchets dans les principales municipalités du pays

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Notre Solution

Notre solution ce sont des femmes organises en coopérative, nommée AFHALITD, qui récupèrent le plastique jeté dans la nature, le travaille et transforme en objets d'art, accessoires de mode et divers objets comme des sacs, sous-plats, porte-clés, porte-feuilles, paniers à pain.... Image title

Comment nous procédons

Assises sur des chaises roulantes ou debout à l’aide des béquilles, les femmes membrent de la coopérative sillonnent les quartiers de Douala et ramassent tous les emballages plastiques qui jonchent les rues. Munies de gangs, elles fouillent des bacs à ordures ou des petits seaux poubelles à la recherche de la matière première, indispensable pour leur activité. Elles mettent aussi à contribution quelques membres de leurs familles pour augmenter le stock d’emballages plastiques communément appelés « Nylons »

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Nous utilisons du savon et du javel pour laver les emballages plastiques dans une grande bassine d’eau. La lessive terminée, nous étalons nos emballages sur une corde, comme on le fait pour le linge, afin qu’ils sèchent ».

Dès que les emballages sont secs, place au repassage. Une particularité, le repassage se fait à la main pour éviter que le plastique ne se brule au contact avec la chaleur d’un fer à repasser. Les plastiques récupérés sont dépliés, défroissés et aplatis le plus possible. Ceci est nécessaire à l'opération ultérieure de coupe du plastique avant de lui donner la forme désirée. Rien de ce qui est récupéré n'est jeté . Par exemple, les déchets accumulés peuvent servir à faire la corde pour un panier

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La matière première est presque prête pour le recyclage, reste juste à la mettre en forme. Nos artisanes d’un autre genre plient bien l’emballage plastique. Puis, à l’aide de ciseaux, elles découpent l’intérieur en fine lamelles et qu’elles enroulent sur une tige pour en faire une bobine de « nylons ». Pour ce qui est des extrémités de l’emballage plastique, elles les utilisent pour mouler les porte-clés afin qu’ils soient durs.

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Le tricot peut commencer. Pour tout matériel de travail, une aiguille à tricoter connu sous le nom de « crochet » et un sac contenant des bobines de « nylons » servant de fil à tricoter. Les couleurs des bobines diffèrent selon le type d’accessoires. Entre autres jaune-noir, blanc-noir, le rouge, orange-noir. Après plusieurs heures voire des jours de broderie, le produit du dur labeur de nos artisanes est disponible. Les prix oscillent entre 500Fcfa (1$) pour les porte-clés et 4000Fcfa (7$) pour les sacs à main.

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Qui nous sommes

Cette activité est portée par l’association des filles et femmes handicapées pour l’intégration totale au développement (AFHALITD) sis à Douala au Cameroun. Comme déclare Marie-Louise Noubissie, notre Présidente, elle-même handicapée moteur, « Dans la société, nous sommes discriminées, abandonnées par nos proches qui se disent que nous ne pouvons rien faire». Pourtant, « une personne vivant avec un handicap comme une personne valide, peut contribuer au Développement Durable », argue Marie-Louise.

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Notre Impact social

Malgré notre handicap, nous sommes des femmes qui redonnons vie aux emballages plastiques, qui, déversés dans la nature après utilisation, polluent les cours d’eau et dégradent le sol. Nous faisons notre part du combat pour la sauvegarde de l'environnement tout en essayant de gagner notre vie dignement. Image title

Marie-Louise Noubissie se souvient des réticences de ses proches lorsqu’elle a décidé de collecter des emballages plastiques déjà utilisés. « Dans ma famille, c’était une découverte et personne n’y croyait. Mes proches affirmaient que le plastique ramassé dans une poubelle est un déchet et ne sert plus à rien. Mais, nous leur avons montré qu’un déchet peut être récupéré et être utile ».

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De cette façon, nous contribuons aussi à sensibiliser et changer les mentalités dans la société camerounaise. Nos proches ne jettent plus leurs "nylons". Il les collectionnent chaque fois qu’ils fait des achats et nous les donne.

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Nos besoins

Notre activité est particulièrement pénible. La qualité de l’emballage joue en effet un rôle déterminant dans l’activité des femmes d’AFHALITD. Si l’emballage est trop faible, il est fragile. S’il est trop dur, il est difficile de le manier avec le crochet et en plus, il blesse les doigts. Par conséquent, « certaines femmes utilisent souvent de la vaseline pour éviter des blessures ».

Nous sommes dans une phase où nous souhaitons nous développer. Une fois que nous aurons réussi à être présent sur Internet et les nouvelles technologies, nous reviendrons vers vous pour requérir votre soutien au développement de notre entreprise.

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